C’est à Rimouski, en 1967, que je suis né, d’un père oeuvrant dans la vente de produits électriques et d’une mère qui a sacrifié sa carrière de technicienne de laboratoire médical pour veiller à l’éducation de mon frMoi 1ère ainé et de moi même.

C’est toutefois au Saguenay, que je grandis, plus précisément dans la magnifique ville de Chicoutimi. J’y ferai toutes mes études, du primaire jusqu’au post-secondaire. C’est pendant mon passage au Séminaire de Chicoutimi, que je me découvre un intérêt plus marqué pour les arts, que ce soit via le dessin, la mosaïque, la photographie, l’improvisation, etc. Après un bref passage en science administrative, où je me cherche, je débute ma formation en Techniques d’Éducation Spécialisé en 1986, au CEGEP de Jonquière. J’y serai diplômé en 1989.

La même année, je commence à travailler pour Les Pavillons Bois-Joly, à Longueuil, qui deviendront Les Centres Jeunesse de la Montérégie après fusion d’établissements. J’y oeuvre à titre d’éducateur, auprès d’une clientèle d’adolescentes en difficultées (consommation de drogues et alcool, victimes d’abus sexuel ou d’inceste, troubles de comportements, difficultés au plan scolaire, difficultés familiales, etc.). j’y rencontre des gens extraordinaires, que ce soit des collègues de travail, des partenaires extérieurs, des bénéficiaires et leurs parents, qui me feront grandir, tant au niveau professionnel que personnel.

Puis en 2002, tout bascule, alors qu’une série d’événements de toutes sortes, auxquels je suis incapables de m’adapter, me plongent dans une dépression majeure. C’est pendant cette période de convalescence que je découvre le tournage sur bois, par le biais d’un collègue de travail. Cette activité devient vite une passion, voir même une thérapie. Malheureusement, incapable de reprendre mon emploi, étant donné une grande difficulté à me réadapter aux situations de stress, et surtout une grande difficulté à les gérer de façon saine et constructive, je dois dire adieu, à ce qui était ma deuxième famille. Ce fut une perte énorme et un deuil qui reste difficile à faire, encore à ce jour. Heureusement, il me reste encore cette passion pour le tournage sur bois.

Je tiens à faire des remerciements particuliers, à mes filles adorables et adorées (Geneviève et Catherine), mes parents (Clément et Nicole) ainsi qu’à mon frère et sa famille (Eric, Annie, Pierre-Luc et Marc-André), pour votre présence réconfortante, votre soutien constant et votre amour inconditionnel. Un merci à mes amis, qui m’ont fait sourire au cours de cette période difficile. Merci à toi Nathalie, qui m’a permis de revivre et de croire à nouveau. Merci à Mme. Rita, un ange terrestre, qui me remet les yeux en face des trous de temps à autre. Merci à mon médecin, pour votre support, votre disponibilité et votre écoute. Finalement, merci à toutes ces personnes que j’ai côtoyées et qui ont contibuées, d’une façon ou d’une autre, à reconstruire mon estime personnel et faire de moi ce que je suis aujourd’hui.